#Admission Post Bac : rien n’est définitif !

Ce matin, j’ai entendu à la radio que Admission Post Bac avait ouvert pour deux mois. Les lycéens n’ont plus que deux mois pour décider du reste de leur vie… Enfin, ça, c’est ce qu’on vous fait croire. En pratique, les choses sont beaucoup moins catégoriques. Alors qu’en terminale, on a l’impression de jouer tout son avenir en trois clics, je voudrais vous parler un peu de moi et de mon parcours post-bac pour vous montrer que, oui, on a le droit de se tromper, et que, non, on ne va pas finir contraint à faire un boulot qu’on n’aime finalement pas pour le restant de ses jours.

M-2 avant la décision de toute une vie

Je vous ai déjà un peu parlé de mon parcours ici. Depuis toute petite, j’ai toujours plus ou moins su ce que je voulais faire de ma vie : je voulais travailler avec les enfants. A 14 ans, j’étais certaine de vouloir devenir auxiliaire de puériculture et j’avais déjà en tête l’ensemble des études à effectuer pour y arriver, alors qu’il me restait bien du temps avant de devoir prendre cette décision. J’ai aussi exploré d’autres pistes : psychologue pour enfants, professeur des écoles… Et puis, quand il a fallu choisir mon orientation en terminale, le gros coup de flippe ! A moins de 2 semaines avant la clôture d’APB, j’ai changé du tout au tout ! J’ai annoncé à ma mère au détour d’une balade en tête à tête que je voulais finalement faire un BTS en tourisme (après quoi mon père a essayé de me faire changer d’avis). A vrai dire, j’ai eu peur de la fac : pour moi, aller à la fac signifiait rester encore 5 ans sur une chaise à écouter des cours théoriques et surtout, se retrouver complètement seule au milieu de centaines d’étudiants. Avec le recul, je pense que je n’étais pas prête à me jeter dans le « grand bain » des études supérieures. Avec un BTS, je restais dans un lycée, à deux pas de mon collège-lycée, et dans ma ville natale et, par-dessus le marché, avec des profs que je connaissais déjà. Bref, les raisons n’étaient peut être pas les meilleures pour choisir cette voie, mais ce BTS m’a finalement beaucoup plu. Tellement plu que j’ai oublié mes premières ambitions et que je me suis lancée tête baissée dans une nouvelle voie : je voulais désormais être animatrice numérique de territoire dans un office de tourisme (la faute à un stage qui m’a absolument emballée). Bref, le BTS en poche, j’ai poursuivi sur cette voie avec une licence professionnelle en communication.

DeathtoStock_Creative-Community9 Certains aspects de cette licence m’ont moins plu mais je gardais en tête mon objectif professionnel, bien que je commençais à me poser quelques questions : pourquoi je n’ai finalement pas suivi les études pour être professeur ? Est-ce que ce que je suis en train de faire est ce que je veux faire de ma vie ?.. Bref, est venu le temps du stage, un stage de 12 semaines durant lequel on m’a fait confiance et on m’a laissé prendre les rênes. Si bien qu’une nouvelle fois, j’ai oublié ma première envie et j’ai continué, espérant aboutir à du concret à la suite de ce stage. Concret qui n’est alors pas arrivé, ou plutôt pas arrivé sous la forme que je l’espérais. C’est à ce moment que j’ai créé mon auto-entreprise et que j’ai trouvé un petit contrat dans une société où j’épluchais des journaux. C’était alors début septembre et sur tous mes journaux, un seul mot semblait écrit : « RENTREE ». C’est enfin là que je me suis aperçu que oui, d’autres métiers m’ont plu, mais que celui que je veux faire par dessus tout, c’est celui de maîtresse ! Mais trop tard, la rentrée, c’était une semaine avant et les candidatures, plusieurs mois avant. J’ai donc continué mes expériences professionnelles pendant une petite année et en mars, au moment des candidatures, je n’ai pas loupé le coche. Je me suis enfin lancée dans ce dont je rêvais vraiment et depuis, c’est le bonheur !

Tout ça pour dire, à travers ma petite expérience, que rien n’est jamais définitivement fermé. Oui, la décision post-bac est importante, elle vous amène à toucher du bout des doigts vos ambitions. Mais cette décision n’est pas irrévocable. Il y aura toujours un moyen de se réorienter en cas de mauvais choix, de rectifier le tir. Quoi que vous choisissiez, vous pourrez toujours reprendre un diplôme professionnel ou tenter la fac. Certes, ce ne sera pas forcément aussi facile que ça aurait pu l’être autrement, mais c’est possible. En se donnant les moyens nécessaires, il sera toujours possible de réussir.

Et puis, même en se trompant, on en retire toujours du bon : pour rien au monde je ne changerais quelque chose à mon parcours, car c’est ce parcours, ces études, qui m’ont permis de découvrir un tas de choses et surtout, de rencontrer des amies formidables que je n’aurais jamais découvertes sans ça.

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